J'ai rencontré Géna dans la cour de l'immeuble sur un banc. J'ai fait sa connaissance par l'intermédiaire de son ami d'enfance, Valéra Pechony. A ce moment là, j'étais en train de faire un reportage sur Valéra. Jamais je n'aurais pensé alors que cette rencontre aurait des conséquences aussi importantes pour lui et moi. Nous étions assis sur le divan, on buvait de la bière en discutant de tout et de rien. Il m'a dit ne pas savoir comment il avait attrapé la tuberculose. Il travaillait comme pêcheur au Kamtchatka quand il reçut une lettre de sa mère qui lui écrivait qu'elle était mourante. Il décida de rentrer à la maison. Sans travail, il commença à boire. Il me fit promettre de l'accompagner la prochaine fois qu'il irait à la pêche. Amitié naissante. Je décidais de le suivre au dispensaire de Kherson pour ses soins.